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Passer en SELARL quand on est médecin : le vrai calcul

Passer en SELARL économise 8 à 15 k€ par an. Mais seulement à partir d'un certain seuil.

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On me pose cette question à chaque RDV avec un médecin qui dépasse 120 000 euros de bénéfice annuel. La réponse courte : oui, en général, mais pas à n'importe quel prix.

Modéliser mon passage en SELARL
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Pourquoi la SELARL fait gagner de l'argent

En BNC, vous payez l'impôt sur le revenu sur la totalité du bénéfice, plus les charges sociales sur la totalité aussi. À 180 000 euros de bénéfice, cela monte vite à 92 000 euros d'impôt et charges combinés en tranche marginale 41 %.

En SELARL, la société paie d'abord l'impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 euros, 25 % au-delà). Vous vous versez une rémunération raisonnable, et vous pouvez distribuer le reste en dividendes à 30 % de flat tax. Le total est presque toujours plus bas.

Cas concret · Dr. Leroy, généraliste, 180 000 € de bénéficeEn BNC, l'impôt et les charges pèsent autour de 92 000 €/an. En SELARL, avec une rémunération raisonnable complétée par des dividendes, le total tombe autour de 80 000 €/an. Une fois les frais de structure déduits (environ 4 000 €/an de comptabilité et de juridique), l'économie nette ressort autour de 8 000 €/an. Le résultat exact dépend de votre rémunération, de votre foyer fiscal et de la part versée en dividendes : il se modélise au cas par cas.
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Le seuil de rentabilité

Sous 90 000 euros de bénéfice annuel, le passage en SELARL coûte généralement plus qu'il ne rapporte. Les 3 500 à 5 000 euros annuels de frais de structure (comptabilité enrichie, formalités juridiques, expert-comptable senior) absorbent le gain fiscal.

Entre 90 000 et 120 000 euros, c'est une zone grise où le calcul dépend beaucoup de votre situation familiale et de vos projets. Au-delà de 120 000 euros, le passage est presque systématiquement gagnant.

SELARL : le seuil de rentabilité selon le bénéfice annuel. En dessous de 90 000 €, rester en BNC ; au-delà de 120 000 €, la SELARL devient gagnante.
Gagnant surtout au-delà d'environ 120 000 € de bénéfice annuel.

Les pièges à éviter

  • L'impact sur les cotisations CARMF : les dividendes au-delà de 10 % du capital sont réintégrés dans l'assiette des charges sociales depuis 2013
  • La rémunération minimale : trop basse, l'URSSAF peut requalifier en abus
  • Le formalisme juridique : assemblée générale, dépôt des comptes, statuts adaptés à l'exercice médical
  • Le retour en arrière : revenir en BNC est techniquement possible mais lourd fiscalement
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Quand le passage devient évident

Trois signaux indiquent qu'il est temps : votre bénéfice dépasse 150 000 euros, vous envisagez une cession de cabinet dans les 5 à 10 ans, ou vous voulez capitaliser pour un projet immobilier important.

Dans ces trois cas, la SELARL devient un outil patrimonial à part entière. Plus qu'une optimisation fiscale, c'est une structure qui vous permet d'arbitrer entre rémunération courante et constitution d'épargne d'entreprise.

Avertissement : Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement en unités de compte comporte un risque de perte en capital. Les chiffres présentés reposent sur des hypothèses simplifiées à visée pédagogique et ne valent pas engagement de résultat.

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