Projet de vie · Horizon 10 ans

Financer les études de vos enfants :
sans jamais dire non

Une grande école de commerce, c’est de l’ordre de 60 000 €, parfois plus. Posé dix ans à l’avance, ce montant se finance avec une épargne raisonnable. Votre plan tient en 4 chiffres : la cible, l’horizon, le capital de départ, l’épargne mensuelle.

10 pages10 minMis à jour · 2026
Le premier des 4 chiffres

Combien coûtent vraiment les études

La plupart des parents pensent « frais de scolarité ». La vraie facture, c’est scolarité plus logement plus vie courante, multipliée par la durée du parcours. Et le poste le plus lourd est rarement celui qu’on croit.

Ordres de grandeur par parcours, par enfant
ParcoursScolaritéLa durée à financerCible indicative
UniversitéQuelques centaines d’€/an5 ans30 000 à 50 000 €
École de commerce45 000 à 70 000 €3 ans60 000 à 90 000 €
École d’ingénieur privée25 000 à 40 000 €3 ans45 000 à 70 000 €
Études de santéDroits modestes6 à 10 ans40 000 à 70 000 €
Cible · horizon · capital · épargne

Votre équation en 4 chiffres

Prenons un cas concret : deux enfants, 60 000 € chacun, dans 10 ans. Vous disposez de 40 000 € aujourd’hui et pouvez épargner 500 € par mois. Ces 4 chiffres suffisent à calculer la seule inconnue qui compte : le rendement qu’il vous faut.

Le même plan, trois rendements (exemple, capitalisation mensuelle)
Hypothèse de rendement netCapital à 10 ansVerdict
0 % · l’épargne dort100 000 €Il manque 20 000 €
≈ 2,5 % par an≈ 120 000 €Objectif atteint
≈ 4 % par an≈ 133 000 €Une année d’études de marge
Ce que dit cette équation est rassurant : il ne vous faut pas un placement miracle, il vous faut environ 2,5 % par an net. Un objectif de bon père de famille, sans rien d’automatique pour autant. Une seule certitude : l’épargne qui dort ne l’atteindra jamais.

Le temps joue pour vous

Un horizon de 10 ans ne se gère pas comme un livret, ni comme une retraite à 25 ans. La règle tient en une phrase : chercher du rendement quand l’échéance est loin, mettre à l’abri à mesure qu’elle approche. Souvenez-vous aussi que tout ne sort pas le jour des 18 ans : les retraits s’étaleront sur les années d’études.

Les trois temps du plan (exemple sur 10 ans)
  1. Années 1 à 6
    Construire
    Allocation équilibrée, versements programmés
  2. Années 7 et 8
    Réduire la voilure
    La part dynamique diminue progressivement
  3. Années 9 et 10
    Sécuriser
    L’acquis se met à l’abri, les premiers retraits se préparent
  4. Années d’études
    Décaisser
    Rachats partiels étalés, le solde continue de travailler
Hors fonds en euros, les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital : le capital investi n’est pas garanti. Ce risque se choisit, se pilote, et se réduit à l’approche de l’échéance. Aucun rendement n’est garanti : les chiffres de cette page sont des exemples illustratifs.

La bonne enveloppe

À horizon daté, avec des retraits étalés et un besoin de souplesse, l’enveloppe reine est l’assurance-vie : au nom du parent, de l’enfant, ou les deux. Reste à écarter ce qui ne convient pas, même quand c’est fiscalement séduisant.

Trois options, un verdict
OptionPour ce projetPourquoi
Assurance-vie au nom du parentLe socleVous gardez le contrôle total ; rachats libres et étalés ; fiscalité qui s’allège après 8 ans de contrat
Assurance-vie au nom de l’enfant + donationLe complément transmissionLes abattements de donation travaillent tôt ; la libre disposition des fonds peut être encadrée jusqu’aux études
Plan d’épargne retraite (PER)À écarter iciL’épargne y est bloquée jusqu’à la retraite (hors accidents de la vie et achat de la résidence principale) : un déblocage « études des enfants » n’existe pas
Exemple chiffré

Le même effort, deux arrivées

Claire, 41 ans, kinésithérapeute (exemple)

Deux enfants, objectif 60 000 € chacun à leurs 18 ans. 40 000 € disponibles, 500 € d’épargne possible par mois. Exemple illustratif.

Avant

L’épargne s’accumule sur des livrets et le compte courant : 100 000 € à l’arrivée, et il manque 20 000 €. Concrètement, c’est l’école de commerce qu’on refuse, ou le crédit étudiant qu’on signe.

Après

Les 4 chiffres posés, une assurance-vie ouverte tôt, des versements programmés et une allocation équilibrée, sécurisée sur les deux dernières années : l’objectif est couvert, avec de la marge si les marchés le permettent.

Ne jamais dire non pour une question d’argent.
Pour aller plus loin

Le guide complet, en PDF

L'article vous explique l'essentiel. Le guide, lui, est l'outil : de quoi vérifier votre situation et passer à l'action, chiffres en main.

  • La grille du coût réel des études, parcours par parcours (le poste logement inclus)
  • Votre équation personnelle : les 4 chiffres à poser et le rendement requis
  • Le calendrier de sécurisation des deux dernières années
  • Le comparateur des 7 points entre deux contrats d’assurance-vie
  • La checklist complète du plan, point par point
  • Un cas chiffré complet, de la cible aux retraits étalés
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Questions fréquentes

Vos questions

Et si je pars de zéro, sans capital de départ ?

Le plan tient, mais l’horizon et la régularité comptent encore plus. À titre d’exemple, sans capital initial, il faut une épargne mensuelle nettement plus élevée ou un horizon plus long pour la même cible : commencer dès l’école primaire change tout.

Mon enfant fera peut-être médecine : ça change quoi ?

Les études de santé coûtent peu en scolarité mais durent 6 à 10 ans : la cible se déplace de la scolarité vers le logement et la vie courante, et les retraits s’étalent plus longtemps. Le montant global reste comparable. Le calendrier de décaissement, lui, change.

Le contrat doit-il être au nom du parent ou de l’enfant ?

Au nom du parent, vous gardez le contrôle total et la souplesse des rachats. Au nom de l’enfant, alimenté par donation, vous activez la transmission tôt et pouvez encadrer l’âge de libre disposition. Les deux se combinent souvent.

Que se passe-t-il si je dois piocher dans ce plan avant l’échéance ?

L’assurance-vie le permet à tout moment par rachat partiel : c’est sa force par rapport aux enveloppes bloquées. Mais c’est précisément pour éviter d’y toucher qu’on constitue d’abord un matelas de sécurité distinct.

Pourquoi pas simplement un livret ?

Pour la poche de sécurité immédiate, le livret est très bien. Mais sur 10 ans, notre exemple le montre : sans rendement, il manque 20 000 € à l’arrivée. Le livret protège l’épargne courte. Il ne finance pas un objectif long.

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